Le phishing en 2025 : reconnaître les arnaques qui imitent tout

Le phishing n’est plus un simple e‑mail bourré de fautes. En 2025, les fraudeurs copient à la perfection vos services (banque, outils de travail…) et passent par SMS, QR codes, appels et même visioconférences truquées. Voici les repères utiles et les bons réflexes.

Pourquoi c’est un vrai sujet en 2025

Les chiffres confirment : dans le rapport Verizon DBIR 2025, l’abus d’identifiants reste le principal vecteur d’intrusion (~22 %), talonné par l’exploitation de failles (~20 %). Le « facteur humain » est présent dans ~60 % des brèches. Côté victimes, le FBI/IC3 recense 859 532 plaintes en 2024 pour 16,6 Md$ de pertes, dont 2,77 Md$ pour les fraudes BEC.

Ce qui a changé (et qui piège même les prudents)

Quishing (QR) : un PDF « propre » contient un QR qui renvoie vers une page imitant La Poste ou un paiement — efficace pour contourner des filtres. Les autorités françaises expliquent comment s’en protéger et où signaler.

Adversary‑in‑the‑middle (AiTM) : interception de codes MFA en temps réel via de fausses pages Microsoft 365. La parade : MFA résistante au phishing (clés FIDO2, passkeys) ou, a minima, number matching.

Consentement OAuth : des apps demandent des permissions « anodines » mais ouvrent un accès durable à vos mails/fichiers.

Visioconférences truquées : cas réels d’usurpation en 2024 (ex. affaire Arup) avec pertes massives.

Reconnaître une tentative en quelques secondes

Que faire si vous avez un doute (ou si vous avez cliqué) ?

Pour les TPE : 30 minutes pour 80 % du risque

Cas concrets et ressources

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