Pourquoi faire des sauvegardes régulières ?

Un disque peut tomber en panne à tout moment. Voici comment éviter de tout perdre.

Perdre ses photos, ses documents pros, sa comptabilité ou ses devis n’arrive pas qu’aux autres. Un disque dur ou un SSD peut lâcher sans prévenir ; une suppression par erreur se propage parfois à la synchronisation cloud ; un rançongiciel chiffre tout ce qu’il trouve. Les statistiques publiées chaque trimestre par Backblaze, qui suit plusieurs centaines de milliers de disques dans ses datacenters, montrent un taux de panne annuel “lifetime” autour de 1,30 % au 30 juin 2025 (sur ≈ 394 000 disques), avec des variations selon les modèles et les périodes. Autrement dit : la panne n’est pas une question de « si », mais de quand.

La seule vraie assurance : la sauvegarde

La seule assurance contre ces scénarios, c’est une sauvegarde pensée pour la vraie vie : automatique, hors de portée des attaques et testée. Les autorités cyber recommandent d’avoir au moins une copie hors ligne (non accessible au moment de l’attaque) et, si possible, immuable (qu’on ne peut ni modifier ni supprimer pendant une période définie). CISA rappelle aussi d’éprouver la restauration régulièrement : une sauvegarde n’existe vraiment que si l’on sait restaurer.

Les principes publiés par le NCSC (UK) détaillent comment rendre les sauvegardes résistantes au ransomware, en bloquant toute suppression/altération non autorisée ; ANSSI, en France, fournit des fondamentaux concrets pour sécuriser l’infrastructure de sauvegarde.

Solutions par système

Pour une TPE : industrialiser sans complexifier

La bonne pratique est d’industrialiser un peu sans complexifier. Conservez au moins deux emplacements : un disque externe/NAS sur site avec versions/snapshots, et une copie hors site (autre lieu, coffre, ou cloud avec rétention immuable). Définissez une fréquence automatique (par ex. quotidienne ou horaire pour les données critiques) et une rétention adaptée : assez longue pour revenir avant une corruption discrète. Programmez enfin un test de restauration mensuel (fichiers clés + une petite restauration “à blanc”) : c’est ce qui fait la différence le jour où il faut repartir vite. Les lignes directrices CISA/NCSC/ANSSI expliquent précisément comment organiser cela, même dans une petite structure.

Cloud : utile mais pas suffisant

La synchronisation cloud (OneDrive, iCloud Drive, Google Drive) est utile, mais ce n’est pas une sauvegarde complète : une suppression accidentelle peut se propager d’un appareil à l’autre. Pour s’en protéger, combinez versionnage/Corbeille du service cloud et copie hors ligne/immuable. Gardez aussi une liste claire de ce qui doit absolument être sauvé (compta, devis, CRM, dossiers clients, photos, docs légaux), afin que la sauvegarde couvre l’essentiel en priorité. Les contenus les plus sensibles gagneront à être chiffrés (ex. Time Machine chiffré sur Mac, BitLocker pour les disques externes Windows, ADP iCloud si éligible).

Plan simple pour s’y mettre

En une heure, vous aurez mis en place 90 % du bénéfice et vous réduirez très fortement le risque d’une perte totale imprévue.

Sources (sélection 2024–2025)

Besoin d’un accompagnement simple et concret ?

Je peux vous aider à faire le point (quoi sauvegarder, où et à quelle fréquence), choisir les bons outils (Windows, macOS, NAS, cloud), sécuriser vos supports (chiffrement) et tester la restauration pour être sûr que ça marche le jour J. Contactez‑moi : vous repartez avec un plan clair, adapté à votre budget et prêt à déployer.

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