Comment choisir son antivirus en 2025 (Particuliers & TPE)
En 2025, un bon « antivirus » n’est plus qu’un simple scanner. Il doit empêcher les faux sites (phishing), bloquer les rançongiciels, neutraliser les pièces jointes piégées et stopper l’exploitation de failles dans les navigateurs ou les documents du quotidien.
Les rapports de référence confirment que ces menaces restent en tête et qu’elles touchent autant les particuliers que les petites structures. L’ENISA Threat Landscape 2024 rappelle l’importance du phishing et du ransomware en Europe, tandis qu’IBM chiffre la réalité économique des incidents dans son Cost of a Data Breach 2025. Autrement dit : il faut viser une protection multi-couches, pas seulement un « antivirus ».
Pour un usage personnel
L’objectif est d’installer une suite tout-en-un qui protège la navigation web et les e-mails, détecte les comportements suspects et se met à jour toute seule. Inutile de devenir expert : on cherche surtout un outil efficace et discret qui n’alourdit pas l’ordinateur.
Un bon indicateur, ce sont les barèmes des labos indépendants : AV-TEST mesure la Protection, la Performance et l’Utilisabilité (jusqu’à 18 points au total), ce qui permet d’éviter les solutions qui « rament » ou crient au loup trop souvent.
Pour une TPE
Il faut la même protection à la base, mais avec une console cloud pour piloter tous les postes : déployer l’agent facilement, voir les alertes en un coup d’œil, isoler une machine si besoin, et obtenir des rapports simples pour vos clients ou partenaires. Cette visibilité réduit le temps de réaction quand un collaborateur reçoit un e-mail douteux.
Pensez aussi résilience : même le meilleur antivirus ne remplace pas des sauvegardes résistantes au ransomware. Les guides de la CISA et les principes publiés par le NCSC (UK) expliquent comment éviter que des sauvegardes soient détruites et comment tester la restauration pour repartir vite en cas d’incident.
Côté systèmes
Windows 11 fournit un socle utile avec Microsoft Defender et SmartScreen, qui renforce la protection contre le phishing (notamment depuis la version 22H2). C’est un bon point de départ, surtout si le budget est serré, mais une suite dédiée ajoute en général un filtrage web plus poussé, une prévention des exploits et, pour les TPE, le pilotage centralisé.
Sur macOS, Apple documente clairement Gatekeeper, Notarization et XProtect : ces briques bloquent et remédient à certaines menaces, mais le phishing passe par le navigateur, d’où l’intérêt d’une couche de protection web.
Comparer les solutions
Pour comparer sans y passer des heures, appuyez-vous sur deux sources publiques et neutres. Les résultats AV-TEST donnent une vision fiable de l’efficacité et de l’impact sur la machine. Les tests Real-World d’AV-Comparatives simulent la
Jetez un œil aux publications les plus récentes, puis faites un essai gratuit sur votre machine principale : la navigation reste fluide ? les messages sont clairs ? la protection web réagit au bon moment ?
Trois priorités à garder en tête
- Protection web/anti-phishing : c’est la porte d’entrée de la plupart des attaques, et c’est ce que les tests « Real-World » mesurent très bien.
- Prévention des exploits : certaines suites mettent des gardes-fous autour du navigateur et des lecteurs de documents, ce qui évite les infections via des failles non corrigées.
- Légèreté et simplicité : une sécurité trop lourde ou trop bavarde finit désactivée, ce qui enlève tout bénéfice.
Les méthodologies d’AV-Comparatives (y compris le test de performance) et l’échelle AV-TEST aident à objectiver ces points.
Exemples de solutions
- Bitdefender : protection web efficace, impact contenu, versions familiales et business avec console.
- ESET : bon équilibre protection/performance, interface claire, console cloud évolutive pour TPE.
- Microsoft Defender + SmartScreen : socle intégré sous Windows 11, à compléter si besoin de contrôle web avancé ou multi-plateforme.
Avant d’acheter, validez toujours les scores 2025 dans AV-TEST et le Real-World le plus récent.
Contexte et coût des incidents
Les navigateurs renforcent eux-mêmes leurs garde-fous et l’écosystème prend mieux en compte le coût réel des incidents. IBM note que les fuites de données restent onéreuses, et la presse spécialisée souligne la progression des coûts par rapport aux années précédentes. Cela rappelle que l’investissement dans une suite solide et des sauvegardes bien pensées coûte généralement moins cher qu’une récupération post-incident.
Sources (principales)
- ENISA, Threat Landscape 2024 : panorama des menaces et tendances observées en Europe.
- IBM, Cost of a Data Breach 2025 : chiffrages et facteurs d’augmentation des coûts.
- AV-TEST : barème Protection/Performance/Usabilité (max 18) et résultats Windows 11 2025.
- AV-Comparatives : Real-World Protection Test 2025 et méthodologie performance.
- Apple, Protecting against malware in macOS : Gatekeeper, Notarization, XProtect et remédiation.
- Microsoft, Protection renforcée contre le hameçonnage (SmartScreen) – Windows 11 22H2+.
- CISA, #StopRansomware Guide (2025) : prévention, détection, réponse et reprise.
- NCSC (UK), Ransomware-resistant backups : principes pour des sauvegardes résilientes (2025).
Besoin d’un conseil simple et concret ?
Je peux vous aider à choisir une solution adaptée à votre usage (perso ou TPE), paramétrer la protection et mettre en place des sauvegardes résilientes. Contactez-moi : on fait le point ensemble et vous repartez avec une recommandation claire, prête à déployer.
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